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Jean-Claude Van Damme

1995

Dans Gladiateurs, en 95 :

Tu as la gloire, la fortune, une grande carrière et une belle famille. Qu'est-ce qui est le plus important à tes yeux ?

Ma famille.  Pour le reste, tout peut arriver. Tu vois ce que je veux dire ?  L'argent, ce n'est pas ça qui est vraiment important.  Certaines personnes gagnent plus d'argent que moi et j'en gagne plus que d'autres.  Mais avant tout, il faut trouver le bonheur, et pour moi, le bonheur me provient de ma famille.

Aimes-tu la gloire ?

J'aime faire des films.  Je ne recherche pas la gloire.  Je veux surtout faire de bons films.  Malgré tout j'apprécie la notoriété, mais je ne la recherche pas.

Combien de temps t'entraînes-tu chaque jour ?

Je m'entraîne normalement deux heures et demi par jour, six jours sur sept.  Cependant, en ce moment je m'occupe du montage du film donc c'est un petit peu moins.

Quelles sont les décisions les plus difficiles à prendre pour vous ?

Chaque fois que je dis oui à un film.  Ce qui est le plus dur dans mon métier, parce que cela veut dire que j'accepte de devenir complètement  quelqu'un d'autre.  Il y a donc des échanges qui se font, des échanges d'émotions qui te font inévitablement greandir et mûrir, et donc tu arrives éventuellement à mieux vivre avec toi-même et tes démons intérieurs.  Tu vois, evec ce film du fait que je viens d'avoir 31 ans, je suis un peu plus « homme ».  Je passe à une autre étape de ma vie.

T'entraînes-tu lorsque tu tournes ?

Oui. Quelquefois je m'entraîne d'ailleurs plus durant un tournage.  Je suis un fou !  Durant le tournage de « The Quest », je travaillais de 8 heures du matin jusqu'à 8 heures du soir. Je travaillais sur le film 12 heures par jour, sans que cela incluse ma préparation physique. Après ça, je retournais à l'hôtel pour prendre un léger repas (souvent du pain à base de flocons d'avoine) ensuite, je faisais du vélo et je m'entraînais jusqu'à minuit. J'ai suivi ce programme pendant trois mois et demi.  Quand le tournage fut terminé, j'étais tout simplement crevé, lessivé.  C'est un mauvais moment à passer. Après toute cette somme de travail, entre la mise en scène et le travail d'acteur, tu passes par une étrange phase. Tu ne sais plus qui tu es, et ce qui se passe autour de toi !  C'est une sorte de petite dépression qui s'abat sur toi.  Quand tu es sur « les dents » pendant plus de 3 mois, et que tu donnes de toi encore un peu plus chaque jour, ton corps finit par s'habituer à ce rythme de dingue.  Et tout à coup, tout s'arrête, tout redevient calme comme l'océan ou le désert.

Abdel Qissi interviewé par Patrick Laurent, dans La Dernière Heure, 1995 :

Quand on est ensemble, on redevient des gamins.  On avait 14 ans - enfin, lui un tout petit peu moins -  quand on s'est rencontré au Centre national des sports à Ixelles.  Je pratiquais la boxe et lui le karaté..  On allait souvent au cinéma ensemble, et on rejouait les films le soir chez nous. Il voulait déjà systématiquement être le bon, donc je devais jouer le méchant.  En tant qu'ami, il n'a pas changé.  Il est formidable, tendre, sympa, non-violent.  En tant qu'acteur, il doit encore progresser : il a toujours besoin d'action.  En tant que réalisateur, c'est un perfectionniste.  Il est très dur.  En tant qu'homme, enfin, il a beaucoup évolué.  C'est normal : il y a les millions de dollars, les demandes incessantes (il n'est jamais cinq minutes tranquille), le stress, l'entraînement intensif… 

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