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Jean-Claude Van Damme

1993-1994

Le quotidien « Le Parisien » en 1993 :

Vous n'avez pas un petit manque ?

Ma vie allant à 200 à l'heure, je n'ai pas le temps d'y penser . J'ai quand même la nostalgie du pays.  L'Europe me manque beaucoup.  La culture, la langue… la nourriture. Ici, les gens sont un peu plus réels qu'à Hollywood. Enfin, ça va.  Je suis très heureux .  Je peux voyager dans tous les pays.  Je vois beaucoup de gens, beaucoup d'autres façons de penser.

Vous êtes un modèle pour votre fils aîné, Kristopher, qui a six ans ?

Il me voit dans la vie réelle et à l'écran.  Il sait faire la différence entre le business et la vie réelle.  La responsabilité que j'ai envers lui n'est pas toujours simple à assumer, car il me voit faire des choses formidables à l'écran.  Dans la vie, j'essaie d'égaler ce héros de l 'image.

Pas facile…

C'est sûr qu'il y a un changement. Mais je fais de mon mieux. Pour l'instant, mon fils rêve comme tous les enfants de six ans. Je trouve qu'il est très heureux et très intelligent pour un enfant de son âge.

Comme son père ?

Il est plus intelligent que son père !

En 94, propos recueillis par Roger Molter :

Etes-vous difficile à vivre ?

Hum… Je mentirais en prétendant le contraire !  Déjà, je suis passionné par mon métier, ce qu'une femme n'accepte pas volontiers. Pire, mon boulot est accaparant : il m'entraîne aux quatre coins de la planète, pour des tournages ou des séances de promotion. Et pour couronner le tout, les fans s'accrochent à moi à chaque passage, m'écrivent ou me téléphonent, me suivent dans la rue ou m'abordent au restaurant.

Le succès vous a changé ?

Je ne le pense pas…  Bien sûr, je ne suis plus le même qu'il y a dix ans ; mais on change inévitablement avec l'âge. J'ai 34 ans, et il est impossible que je sois le même qu'à 24 ans. Mais ai-je changé à cause de la réussite ?  Non.  Je me sens seulement plus fort, plus sûr de moi.  Pour le reste, je suis toujours le Jean-Claude de jadis, un garçon normal qui a simplement beaucoup bossé pour arriver là où il est. Mes parents ne me disent pas qu'ils ne me reconnaissent plus.  J'ai gardé les pieds sur terre. 

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