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Jean-Claude Van Damme

1991

Philippe Graton, auteur de « Jean-Claude Van Damme, Anatomie d'une détermination », propos recueillis en  octobre 91 :

Mais alors, pourquoi avoir abandonné la compétition ?

Car là n'était pas mon rêve. Mon rêve, c'était  l'Amérique !  Le cinéma ! Devenir une star, faire des films, donner du rêve aux gens, gagner ma liberté, connaître les plus belles choses de cette terre !  C'est ça, « l'inaccessible étoile » à laquelle ma fait penser la chanson de Brel. Tandis que la compétition, c'est prendre des coups toute sa vie, se faire démolir le cerveau, et souvent finir dans la misère sans rien laisser derrière soi.

Déjà très jeune, tu écoutais de la musique classique.  Quel est aujourd'hui ton compositeur préféré ?

Beethoven. Parce qu'il est tout à la fois : fort, beau et puissant.  Parce que c'est quelqu'un de triste.  Parce qu'il était sourd, et  créait tout dans son esprit.

Et toi, es-tu quelqu'un de triste ?

Je cherche la perfection.  Or la perfection n'existe pas.  Par conséquent, je suis quelqu'un de triste.  Sans pourtant en avoir le droit, car j'ai déjà croisé certaines misères, certains enfants.  Mais je ne veux pas en parler.

En 1990, tu as déclaré (dans un court métrage réalisé par Bruce Weber pour Gianni Versace) que « pour réussir son rêve, il faut tout sacrifier.  Sa famille, ses parents, ses amis, sa vie amoureuse. Alors, on peut devenir plus grand .  Tu confirmes ?

On n'a pas le droit de sacrifier sa famille. C'est très difficile, car cela engendre un sentiment de culpabilité. En créant un dilemme qui accentue encore le stress : je fais bien mon métier d'acteur, mais fais-je bien mon travail de père ?

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